Un rendez-vous sm à Lyon se prépare rarement dans la précipitation. La ville a le goût des choses bien faites, et les switch qui publient ici leurs annonces le revendiquent : on fait d'abord connaissance devant un tablier de sapeur sur la presqu'île, ou attablé sur les pentes croix-roussiennes, on expose franchement ses goûts et ses refus, on choisit un mot d'arrêt, puis on décide si l'on a envie d'aller plus loin. Cette façon de négocier chaque détail fait de la rencontre bdsm lyonnaise quelque chose de rassurant pour celles qui débutent comme pour les plus expérimentées.
Le décor aide. Aux beaux jours, les berges du Rhône se remplissent de promeneurs jusqu'à la nuit et les péniches amarrées se prêtent bien à un apéritif inaugural. L'été, les Nuits de Fourvière attirent du monde sur la colline, et certaines fixent leur rencontre à la sortie d'un spectacle. En décembre, pendant la Fête des Lumières, le centre devient impraticable : les habituées préfèrent alors des quartiers plus tranquilles comme Monplaisir, la Guillotière ou Villeurbanne, où l'on se croise sans foule. Des traboules du Vieux-Lyon aux grandes avenues de la rive gauche, chacune choisit son terrain. Plan sm ponctuel ou jeu de soumission installé sur plusieurs mois, le principe reste le même : les rôles peuvent changer, mais l'accord passé avant ne bouge pas, et l'après se vit avec la même attention que la séance elle-même. Ceux qui aiment varier les plaisirs connaissent bien plan cul à Montpellier.
Quartiers actifs dans le salon : Croix-Rousse, Vieux-Lyon, Guillotière, Villeurbanne, Monplaisir.